La prévention des déchets

  • Acheter des produits en vrac ou à la coupe plutôt que des produits trop bien emballés ;
  • Utiliser ses déchets organiques pour faire son propre compost ;
  • Donner ses vieux vêtements au lieu de les jeter ;
  • Eviter de jeter des objets, des meubles ou des équipements qui pourraient peut-être encore servir à d’autres …


Tous ces gestes et comportements qui permettent de produire moins de déchets relèvent d’une démarche de prévention.


Selon l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maitrise de l’Energie), en multipliant et en systématisant les gestes de prévention, on pourrait ainsi réduire les quantités de déchets produits de 150 kg par an et par habitant.

Est-il besoin de longs discours pour ce qui, au fond, relève d’une simple question de bon sens. En effet, la prévention des déchets représente désormais une nécessité autant qu’une évidence. Moins de déchets produits, c’est moins d’énergie consommée et moins de gaz à effet de serre rejetés pour les transporter, les traiter et les éliminer. C’est aussi moins de matières premières et de ressources naturelles gaspillées. Enfin, moins de déchets produits, c’est aussi moins de déchets éliminés en enfouissement ou en incinération, à des coûts qui sont loin d’être négligeables.


La prévention contribue ainsi à la maitrise des coûts de gestion des déchets.

ValOrizon a travaillé en partenarait avec l'ADEME de 2012 à 2017 sur un programme local de prévention des déchets (PLPD). L'objectif de ce programme était de réduire de 7% la quantité de déchets produits par les lot-et-garonnais.


Suite à un diagnostic concerté du territoire, un programme de quinze actions cadres déclinées en autant de sous actions a été mis en oeuvre :



L'ensemble de ces actions mises en oeuvre grâce à un travail de partenarait avec les intercommunalités et les acteurs associatifs locaux a permis d'atteindre l'objetctif de réduction des déchets. Et entre 2010 et 2018, le département à diminué de 18 % la part de déchets enfouis.

En 2015, le Syndicat a été lauréat de l'appel à projets de l'ADEME 'Territroire Zéro Déchet, Zéro Gaspillage" ce qui l'a amené à signer en mai 2018 un Contrat d'Objecif Déchet Economie Circulaire (CODEC).

Suivant la même méthodologie de concertation de le PLPD, les objectifs de ce CODEC ont été définis suite à la concertation des acteurs du territoire.

Le plan d'action retenu prévois la définition d'un PLPD par collectivité de collecte en intégrant des politiques fortes comme la mise en place de la tarification incitative ou encore un tri à la source des biodéchets. Le champs des déchets assimilés est également pris en compte avec la promotion de l'économie sociale et solidaire ou encore la mise en place d'expérimentation en écologie industrielle et territoriale.


Retrouvez ici le Contrat d'Objectif Economie Circulaire

Faire avancer la prévention pour devenir un département zéro déchet


Plusieurs initiatives ont d’ores et déjà été engagées par ValOrizon et portées sur le territoire par des collectivités, des acteurs associatifs et des entreprises partenaires.

Communication


Gestion des biodéchets

Dans le cadre du PLPD, de nombreuses actions en faveur du compostage collectif et individuel ont été mises en oeuvre, avec la commande de 6800 composteurs individuels et l'installation de plateformes de compostage collectif.

Pour aller plus loin et accompagner les collectivités de collecte à séparer les biodéchets (tri à la source, gestion in situ, collecte séparative, ...) ValOrizon a engagé en 2017 une chargée de mission biodéchets. Elle accompagne les intercommunalités dans la définition d'un scénario personnalisé de gestion séparative de leurs biodéchets. Elle anime également le territoire grâce à de la sensibilisation destinée au grand publics et aux scolaires.


Tarifiation incitative

ValOrizon a organisé en novembre 2018  un séminaire pour le lancement des études territoriales sur la tarification incitative.
En effet, comme pour la redevance spéciale, ValOrizon propose aux collectivités de collecte de cofinancer des études personnalisées pour la mise en place de la tarification incitative sur leur territoire. Les collectivités intéressées doivent ensuite en faire la demande au syndicat.


Le Syndicat se postionne alors comme animateur de la démarche avec pour objectif qu'un maximum de collectivités de Lot-et-Garonne mette en place cette tarification.


Travail avec les entreprises

  • Depuis 2014, sle syndicat aides les entreprises locales à travailler à la réduction de leurs déchets grâce à la subvention de diagnostics entreprises réalisées par l'association gascogne environnement
  • Cluster Economie circulaire et transition énergétique : ValOrizon anime depuis 2015 un Cluster dédié à l'économie circulaire regroupant une vingtaine d'entreprises lot-et-garonnaises
  • Ecologie Industrielle et Territoriale (EIT) : le Syndicat s'est engagé en 2016 dans le Programme National de Synergies Interentreprises (PNSI) aux côtés de la CCI47 et de Gascogne Environnement. Mené sur deux ans, cette expérience a permis de faire émerger différents projets permettant la réduction des flux (déchets, énergies, ...) des entreprises.
    En mars 2019, ValOrizon et la communauté de communes du confluent étaient lauréat de l'appel à projet EIT lancé par l'ADEME et la Région Nouvelle Aquitaine pour expérimenter un programme d'EIT en zone rurale.



Toutes ces actions doivent aujourd’hui être soutenues, renforcées, mises en valeur et étendues. Car on ne change pas du jour au lendemain des réflexes et des comportements profondément ancrés dans les habitudes de consommation.

Il faut amplifier les efforts déjà menés et engager une dynamique collective, pour susciter et accompagner l’évolution des comportements. Il faut ainsi créer les conditions pour que chacun intègre progressivement ces nouveaux réflexes qui permettront de diminuer nos déchets.

Tel est le sens de la démarche engagée par ValOrizon, qui privilégie la concertation et la mobilisation des acteurs territoriaux pour que la prévention des déchets avance sur le département.

Chacun doit agir à son niveau. Mais chacun doit aussi se sentir soutenu et porté par un projet collectif, élaboré en commun par ceux qui vivent sur le territoire et en connaissent les particularités.